Les aventures de Weyll à Karazhan

Date de publication : 22/11/2016

 

Un humain, un nain, un worgen, une elfe et une draenei entrent dans Karazhan par la porte de service…

 

Ce qui ressemble au commencement d’une vieille blague pourrie racontée par un nabot bourré sur le point de s’engager dans une croisade alcoolisée pour  devenir le premier druide nain (que la Lumière nous préserve de l’existence d’une telle engeance), n’est en réalité que le résumé factuel d’une des plus glorieuses aventures à laquelle j’ai eu l’honneur de participer.

Mon nom est Weyll, démoniste de son état depuis plus de dix ans (enfin, démoniste le jour, parce que la nuit…), et si je me suis embarqué dans l’écriture fastidieuse de ces pages, c’est pour vous narrer le récit d’une nuit fantastique, où mes compagnons et moi-même avons bravés les dangers, les horreurs et les mindfucks de la Tour du Gardien, pour que ses secrets restent à jamais à l’abri des griffes salles et des tentacules suintantes des seigneurs de la Légion (on tout cas, on était pas là pour se faire du loot facile, croyez-moi…).

 

AINSI, sans plus attendre, commençons notre histoire.

 

Par une nuit sombre et venteuse, cinq aventuriers s’étaient réunis devant les portes de Karazhan, l’ancienne demeure de Medivh, nichée au cœur du défilé de Deuillevent, une région sinistre, désolée, où soufflait continuellement un vent de mort ; les seuls créatures à arpenter cette terre étaient les fantômes des pauvres âmes fauchées par Uthalesh, l’arme de la première nécrolyte à avoir foulé le sol d’Azeroth, un instrument de mort et désespoir… qui se trouvait actuellement dans mon sac.

Ce soir-là, cependant, la description que je viens de faire de la région n’aurait pas pu être plus éloignée de la réalité, puisque les alentours de la Tour étaient pour le moins… animés : l’endroit était bourré de démons foutant un bordel pas possible poursuivis par des dizaines de héros cherchant à gagner l’accès au donjon. Cela faisait bien longtemps que Karazhan n’avait pas connu de telle agitation, et quoi qu’on en dise, cela faisait plaisir ! Et nous, au milieu de tout cela, nous étions là pour ajouter notre petit grain de sel personnel à tout cela.

Notre groupe était constitué de membres de la guilde, ceux qui étaient venus à bout de l’interminable suite de quêtes pour débloquer l’accès à la Tour ; et qui avaient été assez rapides pour répondre immédiatement à l’appel de notre chère (et unique) tank ; et qui n’étaient pas des prêtres nains jouant une spé complétement pétée, mais heureusement, ce dernier cas est plutôt marginal (encore heureux !).

Une fois arrivés devant l’édifice maléfique, nous avons avancé chacun notre tour, d’un pas déterminé vers l’entrée, située au bout d’un pont, sur les côtés de la Tour. Pont qui, pour une raison qui m’échappait alors, était entièrement recouvert de mammouths.

Le premier à entrer fut Nedrilta, dite « Nedri », dite « Lulu », une chasseuse de démons vaillante au caractère bien trempée, toujours prête à dasher vers l’ennemi en faisant des petits doubles sauts de cabri. Elle était là pour casser du démon, se marrer, et ça se voyait.

Le second fut Hachedeso, un chasseur worgen qui, un peu plus tôt dans la journée, avait réussi à se procurer une magnifique paire de raquettes, à sa taille en plus, qui, selon une logique qui m’échappe quelque peu, lui donnaient un bonus de précision non négligeable. Il va sans dire qu’il avait hâte de les essayer, et c’est pour lui donner cette occasion que nous l’avions préféré au nain hypothétiquement susmentionné.

En parlant de nain, le troisième à entrer fut Melegor, ou « Mele » pour les intimes, notre soigneur et une aberration de la nature connue sous le nom de « chaman nain ». De loin la plus hideuse création d’Aile-de- mort, rien que le fait d’écrire ces mots côte-à- côte provoque en moi une certaine nausée. Je vais donc passer au quatrième de nos joyeux lascars, celui que vous attendiez tous : Moi.

C’est en quatrième position que j’entrai dans l’instance, beau et fringuant malgré les petites tentacules rosées qui sortaient de tous les orifices de mon corps (bien que purement cosmétiques, elles me chatouillaient quand même à certains endroits). J’étais ce qu’on aurait pu appeler le stratège du groupe, un rôle difficile que j’endossais non sans une certaine fierté, sachant que ce serait grâce à mes recherches et mes remarques avisées, et à grâce à elles seules, que nous pourrions braver les périples du donjon sans se faire trop agrandir le rectum par les capacités dévastatrices que nous aurions pu autrement éviter, un travail essentiel qui sera surtout récompensé par beaucoup d’ingratitude, comme vous pourrez malheureusement le constater au fil de notre histoire.

 

Une fois tous entrés, nous étions prêts à attaquer le donjon, mais très vite, nous nous rendîmes compte que quelque chose n’allait pas.

-Euh, elle est Sham ? demanda alors à haute voix notre nain.

Une question légitime, puisque dernière ne semblait se trouver nulle part, que ce soit dehors ou dedans. C’est alors qu’une voix lointaine, qui nous parvenait avec un écho comme si elle traversait les âges, nous répondit :

-Ben, je suis déjà à l’intérieur. Qu’est-ce que vous faîtes ?

Il nous fallut quelques secondes pour comprendre, avant que Nedri ne s’exclame :

-Mais t’es rentrée par la porte de devant ! Ça t’envoie dans le vieux Kara, pas le nouveau ! Faut prendre l’entrée de service !

-Ah merde, lâcha Sham, toute penaude qu’elle était, coincée dans sa faille temporelle, la bedoume. Attendez alors, j’arrive.

La soirée commençait bien, me suis-je dis.

Un peu en retard, la dernière à pénétrer dans l’instance fut donc Shamrodia, une paladine draenei, belle, grande et héroïque dans son armure de plaque étincelante de lumière. Sham avait la lourde tâche de nous protéger en se prenant des claques à un million et demi qui enverraient Arthas pleurer chez sa mère.

Avec notre groupe désormais au complet, nous étions enfin prêts à aller casser la gueule des boss pour pouvoir leur faire les poches. Mais à peine avions-nous fait un pas en avant que Mele demanda :

-Euh, on va où ?

En effet, deux chemins s’offraient à nous : celui de droite, qui passait sous une arcade en marbre bien éclairée, et donnait sur un grand escalier, et celui à gauche, pourri, à moitié délabré et rempli de fantômes.

-Attendez, dis-je en sortant mon petit guide de l’aventurier pour les nuls, je vais regarder. Alors, on dirait que le premier boss c’est l’Opéra, donc je suppose qu’on doit aller à… gauche…

N’attendant pas que je termine ma phrase, Nedri s’était déjà jetée sur l’un des spectres, plantant ses glaives dans sa tête fantomatique jusqu’à la garde, suivie de Sham qui attira son attention en insultant sa mère tandis que Hach faisait pleuvoir des flèches sur sa sale gueule. La dissidence était réelle dans ce groupe, mais je ne me laissai pas abattre pour autant, sachant que j’arriverai probablement à faire quelque chose de cette bande de bras cassés (mon talent était légendaire), et joignit mes forces à celles de mes camarades pour rapidement venir à bout de notre ennemi. La voie était donc libre pour rebrousser chemin et partir dans l’autre sens.

 

L’immense opéra de Karazhan a toujours été un lieu magnifique, et il me semblait même que « quelqu’un » avait pris la peine de le redécorer pour l’occasion. Nous entrâmes par les loges pour ensuite descendre jusqu’à la scène en nous frayant un chemin à travers des hordes de spectateurs sanguinaires et d’intermittents du spectacle mort-vivants, probablement enragés par la stagnation de leur salaire comparé à l’augmentation du coût de la vie (vous avez vu le prix des popos à l’hv ?).

Finalement, nous attînmes Barnes, le maître de cérémonie, qui introduisit la pièce à laquelle nous allions participer : Westfall Story, l’histoire poignante de l’amour impossible entre un homme et une murloc, enfermés dans un conflit entre gangs rivaux, dans un récit entrelacé de conflit, d’amour, de poésie, et de DANSE ! Ce fut un combat somme toute confus, remplis de bruit et de fureur, mais qui en valut la peine, car le discours de l’héroïne, prononcé à la fin de la pièce, résonne encore dans mon esprit comme l’une des plus magnifiques choses jamais écrites, sans compter la performance magistrale de l’actrice, aussi sublime que talentueuse. Sur le moment, j’ai éclaté en sanglots, et il me fallut l’aide des quatre autres philistins pour me sortir de ce moment intense d’extase artistique afin de poursuivre notre aventure. Nous avions vaincu un boss. Plus que sept.

La pièce rencontra un succès fantastique, si bien que nous avons été immédiatement conduis dans les coulisses afin d’y rencontrer quelques acteurs des précédentes productions de l’Opéra. Je me souviens surtout de l’émotion qui me prit, dès que je pus enfin parler au génie qui avait interprété le Grand Méchant Loup dans la pièce éponyme, et dont l’interprétation avait atteint un statut quasi-légendaire. Le succès ne lui étant pas pour autant monté à la tête, il nous déclama sa réplique culte sur demande, avec une intonation d’une telle authenticité qu’on aurait juré entendre un enregistrement audio. Quel grand homme.

 

Notre second adversaire était la Demoiselle de vertu, et laissez-moi vous dire que c’est là que les choses ont commencé à se gâter. D’abord, nous nous sommes rendus sous la scène, où répétaient quelques danseurs, afin de remonter vers la salle de bal. Ils étaient une petite quinzaine séparés en groupes de cinq. Et là, devinez ce qu’il s’est passé. Non, vraiment, devinez. Eh oui, vous avez vu juste : BARRAGE, le fléau des temps anciens comme nouveaux, frappa de son courroux vengeur équivalent à la dévastation de milles Cataclysmes. C’est d’ailleurs à cette occasion que nous nous rendîmes compte que la distance à parcourir après notre mort était absolument gigantesque, et nous résolûmes de ne plus commettre la même erreur.

Après cet épisode humiliant, nous atteignîmes la salle de bal sans trop d’embûche, jusqu’à nous confronter à un autre ennemi terrible : le charme. Certaines des invitées fantomatiques avaient en effet la capacité de nous retourner les uns contre les autres. Lorsque mon tour vint de succomber à ce vil sortilège, je m’exclamais, dans un dernier accès de conscience :

-Attention, camarades, mon esprit, mon corps, ne m’appartiennent plus. Retenez vos coups et soyez forts jusqu’à ce que je reprenne le contrôle.

Ce à quoi mes deux amis DPS répondirent en chœur :

-Ah ouais, ah ouais, où, où ? Vite, faut le focus !

Et se mirent à me maraver la face avec, peinte sur leurs visages, une joie abjecte digne du plus immonde des sadiques.

Outré de découvrir que mes braves compagnons étaient en fait une bande d’infects connards, je décidais, dans un accès de rage, de libérer mon esprit, revenant à l’entrée de l’instance. Aussi ennuyeux que soit le chemin du retour, j’avais au moins la satisfaction de savoir que cette bande d’enfoirés se faisait au moins autant chier que moi en m’attendant, dépourvus de ma porte démoniaque, de même qu’en attendant, je pouvais m’occuper en déversant un flot d’insultes continu à leur égard.

Après avoir rejoint ces immondes, et secrètement juré d’un jour sacrifier leur âme dans un rituel, nous pûmes avancer jusqu’à la Demoiselle, qui se révéla être un adversaire bien plus coriace qu’initialement prévu. Elle déchaîna sur nous ses terribles pouvoirs de catho intégriste, et nous dûmes revenir maintes fois à la charge pour venir à bout de cette frigide. Combien de temps avons-nous passé à traverser et retraverser les mêmes interminables couloirs pour revenir devant la Demoiselle ? En tout cas moitié moins que si je n’avais pas été là, si bien que ma pierre d’âme devint vite une alliée indispensable de notre aventure, au même titre que ma porte démoniaque.

Ce n’est qu’après un combat titanesque, durant lequel je dus, seul après la mort de mes deux ineptes acolytes, faire appel à toute l’immense étendue de mes talents infernaux pour abattre la mégère, qu’enfin celle-ci s’effondra, lourdement, sur les dalles de son sanctuaire. Posant un pied triomphal sur son cadavre, je m’auto-proclama « dps le plus important du groupe », ce qui ne plut apparemment pas aux deux autres. Je sais, la vérité fait parfois mal, mais il faut apprendre à l’accepter.

 

De retour dans la salle de bal, et après une petite confusion quant à l’identité du prochain boss, nous nous frayâmes un chemin à travers les convives à coups de hache, ramassant au passage quelques pièges à fantômes laissé par des gnomes qui voulaient probablement s’improviser bourreurs de fantômes, sans grand succès, pour retrouver face à nous un vieux copain : Moroes, ce bon vieux Moroes, entouré de ses bon vieux invités, et avec ses bons, bons vieux garrots qui vous déchirent la gueule et mettent vos heals à genoux. Le but du jeu était de s’armer chacun d’un piège à fantôme et de se coordonner pour les lancer sur les invités, afin de les piéger et de les éliminer un à un. Cette stratégie marcha bien, jusqu’à ce que Lady Salope McConnasse ne se libère un peu prématurément pour siphonner la mana de Mele, ce qui, couplé aux dégâts du Garrot, nous mis tous en position latérale de sécurité avant que le vieux majordome ne nous renvoie au début de l’instance. De retour et bien chauffés, nous avons rapidement adopté une stratégie simple qui consistait à défoncer sa race à la femme de petite vertu mentionnée au-dessus en priorité, avant de passer aux autres. Cela fonctionna, même si ce vieux salaud de Moroes, qui n’était pas la moitié d’un, continua de nous donner du fil à retordre. Nous lui arrachâmes néanmoins la victoire de haute lutte, et pûmes procéder vers notre prochain défi :Attumen le Veneur, et sa légendaire monture, Minuit.

 

C’est en descendant vers les écuries que je fis un rapide calcul : nous avions mis UNE HEURE ET DEMI pour vaincre TROIS boss sur HUIT ; il était dix heures et demie ; en partant du principe que les boss allaient devenir de plus en plus durs, j’arrivais rapidement à la conclusion que, si nous voulions voir la fin de ce donjon avant le lever du soleil, il nous fallait passer aux choses sérieuses. Je fis donc quelques recherches, et finit par trouver un sympathique petit guide écrit par des gens qui avaient déjà bravé les périls de Karazhan, et ai commencé à expliquer en détails au reste du groupe les capacités de notre prochain adversaire telles qu’elles y étaient décrire, afin d’être mieux préparés et d’éviter de se faire surprendre bêtement par une capacité très violente (et dieu sait qu’Attumen en avait). Quelle ne fut pas ma surprise de voir des exclamations furieuses et outrées faire échos à mes célestes paroles !

-Attends, me dit-on alors, tu lis une strat !? Ah, mais on est là pour la découverte, c’est nul ce que tu fais.

-Oui, bon, la découverte, j’avoue que c’est bien, rétorquai-je, mais j’aimerais quand même sortir du donjon avant la prochaine extension.

C’est pourquoi j’ai continué mes explications, alors même que nous nous faisions annihiler par des forgerons spectraux que nous avions malheureusement aggro. Mes camarades continuèrent d’exprimer leur désapprobation, mais je n’en tins pas compte, jusqu’à ce que Sham s’exclame :

-Ah mais il chiant ! Y a pas moyen de le mute. Ah si, voilà, c’est bon.

Aucun mot ne pourrait décrire à quel point ces quelques paroles m’avaient vexé. Blessé dans mon amour propre, je me mis donc tout simplement à bouder, et cessa de parler pendant plusieurs minutes.

Bien entendu, comme des voyageurs égarés soudain privés de la réconfortante lumière de leur soleil, les autres membres du groupe se mirent immédiatement à désespérer de mon silence. Cela ne me surprit pas : l’absence de mes paroles, si douces, si sages, devait créer en eux un vide insupportable, et ils venaient de se rendre compte que rien d’autre que mon retour ne pourrait le combler.

-Ah ben, maintenant il parle plus du tout, fit remarquer Mele.

-Regarde, Sham, tu l’as cassé ! s’exclama Hach.

-Merde, je voulais pas, dit alors Sham, toute penaude. Bon, c’est vrai qu’il est un peu chiant, mais c’est pour ça qu’on l’aime… ah merde, mais on a encore aggro toute la salle !

Je vous l’avouerai sans honte : malgré mon air froid et distant d’intellectuel désabusé par la triste déchéance de ce monde, ma nature profonde est d’une sensibilité, d’une douceur telle que les âmes basses et communes auraient bien du mal à seulement l’appréhender. C’est sans surprise, donc, que je n’aie pu rester de marbre très longtemps devant les plaintes désespérées de mes amis. Je le vis bien : ils étaient totalement perdus sans ma divine guidance, et mourraient encore et encore face aux mêmes ennemis, les forgerons susmentionnés. Décidant qu’ils avaient appris leur leçon, je leur fis à nouveau grâce de mes paroles, et devisait une stratégie simple pour les vaincre, en utilisant les pièges à fantômes utilisés sur Moroes pour gérer leur nombre. Ce plan marcha, cela va de soi, et dès lors, mes compagnons ne me firent plus aucune remarque, étant sortis grandis de cette expérience, et ce non seulement en tant que joueurs, mais aussi en tant qu’êtres humains.

Bon, je les aurais bien fait poireauter encore un moment, mais il commençait à faire tard, on wipait en boucle, et le temps c’est de l’argent. En plus, Pamm avait oublié d’activer les répas de guilde, alors…

 

Enfin, maintenant que les autres étaient prédisposés à m’écouter, je pouvais commencer à expliquer les différentes capacités d’Attumen, mais avant, une question nous taraudait l’esprit : est-ce que nous avions besoin, comme dans la version raid, de génocider tous les fantômes des écuries, où est-ce que nous pouvions les laisser vivre leur non-vie tranquille ? Ou, présenté dans des termes plus crus : si on engage Attumen, ça aggro ou ça aggro pas ? Eh ben on a testé. Et ça aggro. Et on peut pas reset. Heureusement, entre-temps, ça m’a permis d’expliquer la stratégie, et une fois les mobs morts, à part un petit tours d’échauffement, on a bourré Attumen comme Invicible dans Minuit ! Malheureusement, même ce salaud de Veneur savait qu’on était là principalement pour lui piquer sa jument, et, probablement fâché par notre outrecuidance, nous a dénié le droit de la monter après sa défaite. Certes, cela a un peu refroidi nos ardeurs, mais nous restions quand même assez chaud, surtout que, avec quatre boss tombés, nous avions désormais les moyens de pénétrer plus en profondeur dans Kara, et surtout, que le prochain boss à démonter était le Curateur, ce vilain robot détraqué, qui promettait un combat de longue haleine, car le bougre savait titiller ses ennemis à coups d’électrochocs ! Et puis surtout, étant donné qu’il n’avait pas vraiment changé depuis BC, il avait gardé sa seconde phase, dans laquelle, après avoir tout déchargé dans son long corridor, il se reposait un moment pour ensuite exploser et revenir à la charge, gonflé à bloc. C’était durant cette phase qu’il se retrouvait vraiment vulnérable, et il va sans dire que cela faisait grimper le kiki de tout le monde, c’est moi qui vous le dit !

Enfin, avant d’atteindre ce passage croustillant, il nous fallut faire un petit détour par le quartier des serviteurs, afin d’y récupérer un fragment du passé de la Tour pour cette feignasse de Khadgar.

Et qui dit quartier des serviteurs, dit évidemment ARAIGNÉES. Nous sommes malheureusement morts plusieurs fois sur ces horribles petites bêtes, et bien sûr, nous savions tous qui blâmer : le chassou, encore et toujours lui, qui marchait sur les toiles avec l’insouciance du petit oiseau bleu s’écrasant comme une mouche sur l’échine d’Aile-de- mort. Bien sûr, les mauvaises langues dirons que c’est parce que j’étais plus occupé à lire les strats qu’à dps ces ennemis extrêmement dangereux. Ce à quoi je répondrais, franchement : regardez au fond de votre cœur, et là, vous saurez, même sans avoir été témoins de la scène, que c’était entièrement la faute du chassou. Le cristal de souvenir en poche, nous pouvions enfin commencer notre ascension vers la Ménagerie. Nous avons donc tous empruntés l’escalier qui se trouvait à gauche de l’entrée. Tous sauf… sauf qui ? Eh oui, vous avez deviné.

-Mais Sham, qu’est-ce que tu fous !? La Ménagerie c’est en haut, là tu descends vers les écuries. Mais… mais non, le grand escalier à gauche on te dit, là tu vas vers l’Opéra !

Finalement, Sham finit par trouver son chemin et nous rejoignit pour la montée. Celle-ci se déroula sans encombre, et quelques escaliers plus haut, nous atteignirent le Curateur. Notre combat ne fut pas bien différent de ce qui est décrit plus haut, même si nous avons dû nous avons essuyer un échec la première fois : ayant mal géré l’espace, nous nous sommes retrouvés avec des flaques d’électricités partout, et notre marge de manœuvre s’en trouva extrêmement réduite, si bien que nous ne pûmes pousser plus avant pour gratter les derniers pourcentages restant sur sa longue barre, de vie. La deuxième fois, il va sans dire, s’est beaucoup mieux passée, et c’est nous qui avons terminé en position dominante, et avons pu jouir d’une victoire amplement méritée.

 

C’est à partir de là que les choses ont commencé à changer par rapport à ce que nous connaissions, puisque passé le portail au bout du corridor du Curateur, le reste de l’instance nous apparut. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que tout était sans dessus –dessous. Littéralement.

Nous nous sommes donc retrouvés à arpenter le plafond de la bibliothèque, la gravité ayant été totalement inversée. Ce dernier, d’ailleurs, à défaut de grouiller de toiles d’araignées, était rempli d’érédars, que nous avons vite terrassés, et c’est au bout d’une longue artère circulaire que nous sommes arrivés face à notre prochain adversaire : l’Ombre de Medivh.

Et que dire de ce combat, sinon qu’il a été nommé, à l’unanimité, « Affrontement le plus fun de tout Karazhan » ! Ce qui, quand on y pense, est assez étrange, étant donné que les mécaniques de la rencontre sont assez simples, mais bon sang, qu’est-ce qu’on s’est marrés ! Quel étonnant plaisir, que de se retrouver gelé jusqu’au trognon, piégé dans un bloc de glace, en attendant qu’un de nos potes soit visé par une boule de feu qui viendrait nous libéré ; quelle moment délicieux, lorsqu’une Lulu facétieuse a fait remarquer que Sham sonnait comme une poule à crier « Cut, cut, cut ! » en boucle sur les projectiles de Medivh ; quelle émotion, de devoir défoncer les Images de Medivh une à une pour éviter que le dot ne monte trop haut, et à devoir se mettre à courir comme des dératés au milieu du blizzard pour éviter de se geler les miches, et pour garder ses extrémités attachées à son corps ; mais surtout, et je ne pensais jamais dire cela de manière non-ironique, qu’est-ce que c’était marrant de voir une personne sortir ou rentrer dans le périmètre de la Couronne de Flames, pour la faire immédiatement exploser dans un feu d’artifice de rire et un wipe total du groupe, qui gueule sur l’imbécile ayant commis la bêtise (indice : c’était quelqu’un qui jouait avec un arc) ! C’est bien simple, je conseillerai à quiconque d’entamer l’aventure Kara rien que pour avoir le plaisir d’affronter ce boss !

 

Surtout que la folie n’était pas terminée, car sitôt l’Ombre vaincue, nous fûmes projetés à travers un immense vortex, pour nous retrouver à l’autre bout sur une gigantesque montagne de livres, et nous nous sommes vite rendus compte que nous avions été… rapetissés à la taille de rats à 2 PV !

C’était à la fois génial et déroutant, mais comme il était passé minuit et que le pauvre Mele devait se lever pour aller à la mine demain, il nous fallait continuer. Cependant, je fus le seul parmi mes compagnons à remarquer exactement sur quel genre de bouquins nous avions atterris. Immédiatement, je rappelais le reste du groupe pour leur faire part de ma découverte, et admirer ensemble la magnifique gravure qui ornait la couverture : celle de deux beaux hommes, cheveux longs, mâchoire carrée, de véritables Adonis ; l’un en armure, un preux chevalier, l’autre torse nu, un puissant mercenaire, tâtant de ses mains gantées une belle bourse bien remplie, l’air satisfait, probablement la récompense de quelque mission rondement menée, et que les deux comparses allaient se faire un plaisir de partager. Nous avons bien ri en voyant cette image, mais comme il était passé minuit, et que le pauvre Mele commençait à craindre de plus en plus la perspective de sa journée de travail, Sham nous demanda de nous dépêcher. Nous ne nous attardâmes donc pas plus que ça sur les autres couvertures, et procédâmes en bas de la pile de livres (de toute manière, le reste était beaucoup moins intéressant, mais nous permis de nous faire une idée assez claire sur quel genre de « lecteur » Medivh était, et ça expliquait beaucoup de choses en plus…).

Vous savez, la perspective est une chose fascinante : une fois rapetissé, vous voyez le monde sous un angle totalement différent, et les créatures que vous auriez écrasé en d’autres circonstances deviennent alors des ennemis puissants et coriaces, comme ces misérables rats, capable d’invoquer des rangées de rats encore plus petits, ou ces immondes araignées empoisonnées. Mais si de misérables petites bestioles comme celles-ci étaient capables de nous causer autant de soucis, qu’arriverait-il, me demandais-je, si nous nous retrouvions face à une créature qui, à notre taille normale, nous aurait déjà opposé une certaine résistance. La réponse, hélas, apparut bien vite devant nos yeux, puisqu’un dévoreur de mana nous attendait un peu plus loin. D’ordinaire un adversaire mineur, cette créature était devenue pour nous un gigantesque serpent de magie pure, capable de produire suffisamment d’énergie pour nous vaporiser ! Mais ma foi, il fallait continuer, et peut-être que la puissance de cette chose nous permettrait de retrouver notre taille normale ! Et c’est ainsi que débuta le combat contre le boss le plus terrible de Karazhan, car si la Demoiselle de vertu nous avait pris par surprise, nous connaissions les capacités de celui-ci, et il va sans dire que nous nous en sommes pris plein la gueule.

Le dévoreur accumulait de la mana passivement, et une fois rempli à bloc, produisait une onde de choc dévastatrice, un arrêt de mort pour tout le groupe.  Heureusement, comme un glouton qui essaie d’avaler trop de nourriture à la fois, il vomissait périodiquement toute sa mana sous la forme de petites boules qui revenaient ensuite doucement vers lui pour qu’il la réingère, ce qui nous laissait l’occasion de les intercepter. Cependant, les énergies contenues à l’intérieur, si elles nous rendaient du mana et augmentaient l’intensité de nos techniques, déchiraient aussi notre chair à un point tel qu’il fallait s’en débarrasser le plus vite possible en se tenant dans de petites flaques de vide, mais là encore, gare à ne pas rester dedans trop longtemps, sans quoi vous pouviez dire adieu à votre mana !

Trouver un équilibre entre le nombre d’orbes à absorber, le temps à rester dans les flaques, et les dégâts massifs que nous devions infliger afin de le vaincre avant qu’il n’atteigne le seuil fatidique des cent pourcents de mana, nous pris du temps, de nombreux essais, et même avec tout ça, ce n’est que par la grâce de la Furie que nous avons pu en venir à bout. Comme nous nous y attendions, la bête, dans son râle d’agonie, produisit une dernière décharge de magie qui annula totalement le sort étrange qui nous avait rétrécit. De retour à notre taille habituelle, nous nous sommes mis à joyeusement piller le coffre à chaussures de Medivh, alors que Lulu était déjà partie massacrer un groupe de dévoreurs de mana, tout de suite beaucoup moins dangereux.

-Alors, on fait moins les malins, maintenant, hein ? s’écria-t- elle en faisant tournoyer ses lames.

Après avoir ri un bon coup, apprécié la beauté de la salle où nous nous étions retrouvé, l’endroit même où Khadgar avait transpercé le cœur de son maître pour mettre fin à sa folie, nous étions remontés à bloc, toute fatigue nous ayant quitté, et prêts à attaquer la dernière ligne droite de l’instance, et notre dernier ennemi : Viz’aduum l’Observateur, commandant des forces de la Légion à Karazhan. Mais avant de l’atteindre, deux obstacles nous barraient encore la route.

Le premier était des soldats eredars qui montaient la garde sur le plafond de la bibliothèque, où ils nous attendaient entourés de chauves-souris qui nous bombardèrent de leur vile bile sitôt que nous étions en vue. Nous en fîmes rapidement de la pâté, et il ne resta bientôt plus qu’une seule chose, une seule épreuve à encore se tenir entre nous et la fin de cet interminable donjon : l’échiquier, mais un échiquier bien différent de ce que celui que l’on avait affronté il y a toutes ces années. En effet, la salle de jeu était peut-être celle qui avait le plus souffert avec l’arrivée de la Légion : se trouvant désormais au carrefour des réalités, la pièce avait éclaté, les cases du grand plateau étaient suspendues dans le vide, le reste du sol tordu par le vortex qui devait nous mener jusqu’à Viz’aduum.

Presque toutes les pièces d’échec avaient été projetées dans le Néant à ce qui semblait : exit le jeu blanc, il ne restait plus que le roi noir, la reine, deux fous, deux cavaliers et une tour. Mais autrement, et aussi étonnant que cela puisse paraître, cette version était plus proche des véritables mécaniques du jeu d’échec que la version non-bousillée ! Voilà comment cet amusant petit passe-temps se joue : une fois que les joueurs ont mis les pieds sur le plateau (du moins ce qu’il en restait), la partie commence ; le but est de tuer le roi, mais ce dernier est protégé par ses privilèges de monarque décadent, et ne peut être attaqué que si une autre pièce a été éliminée, ce qui lui retire ses privilèges pour trente secondes, donnant ainsi aux joueurs la possibilité de l’occire. Cela semble simple, non : buter les pièces une à une jusqu’à tomber le roi ? Sauf que c’est là que les subtilité des échecs viennent rendre la chose mille fois plus intéressante, puisque les pièces ne sont capables que des déplacements autorisés par les règles standards du jeu, et en lieu et place d’attaques, elles se contenteront de faire périodiquement un déplacement autorisé, avant d’éclairer toutes les cases représentant lesdits déplacements ‘ à partir de leur nouvelle position, et, comme, dans le jeu original, tout ce qui se trouve sur ces cases verra sa durée de vie significativement réduite.

Malheureusement, je n’ai jamais été un bon joueur d’échec -Mele non plus, à ce qu’il semblait-, et les subtilités du jeu nous avaient légèrement échappé. Au pire, nous sommes-nous dit, ça picoterait un peu, sans plus. Comme vous pouvez le devinez, cela ne s’est pas exactement passé comme cela. Heureusement que, de leur côté, le reste du groupe étant un peu moins insouciant que nous ; ils ont été capable de finir le roi pendant que nous revenions à pied. Et voilà comment furent vaincus les trash les plus sympathiques de l’histoire !

 

Cependant, toute joie que nous aurions pu éprouver après cette petite victoire disparut lorsque nous fûmes accueillis par la sale tronche de connard de Khadgar, qui nous attendait au bout du chemin. Comment cet empaffé était-il parvenu jusque-là ? Je suis sûr qu’il devait connaître un genre de passage secret qui lui donnait la possibilité de skip tout le donjon, et que bien sûr, il n’allait pas nous le dire, ce serait trop facile sinon ! Enfin, Khadgar se mit à nous raconter ses conneries habituelles, lorsque, tout de go, un Medivh sauvage apparut, pour dire des choses cryptiques (mais pas vraiment en fait), avant de nous ouvrir littéralement la porte du dernier boss.

Nous y étions enfin ! Devant nous se tenait une énorme boule d’yeux surplombée de deux vaisseaux de la Légion déchirant les cieux cauchemardesques du Néant distordu. Il était une heure du matin ; après avoir passé près de quatre heures à arpenter les couloirs et les plafonds de cette Tour en long et en large, en haut et en travers, à l’envers ou à l’endroit, nous étions sur le point d’en finir avec cette incursion en boutant les démons hors de Karazhan ! Nous étions à la fois fatigués, et excités, impatients d’en finir une bonne fois pour toute ; Sham demanda à ce que je fasse la version courte de la stratégie, et pour une fois, j’étais d’accord avec elle. Deux ou trois mots sur ses techniques les plus dangereuses, et nous avons empoignés nos armes pour renvoyer ce misérable au fin fond du Néant !

Une fois engagé, Viz’aduum commença à nous hurler des insanités à la figure, clamant haut et fort que la Légion vaincrait, et se moquant de nos vaines tentatives à vouloir stopper l’inévitable. Sa force de frappe était plutôt limitée, sa capacité la plus dangereuse consistant à entourer l’un des nôtres d’énergies d’Ombre avant que celles-ci n’explosent en produisant de nombreuses orbes à éviter, mais il pouvait compter sur le soutien constant des vaisseaux de la Légion, qui déversaient sur nous une pluie de fel et de flammes. Après tout ce que nous avions enduré, c’était loin d’être suffisant pour nous arrêter, et le gros œil se voyant acculé, décida que la meilleure option qui s’offrait à lui était de faire une « retraite tactique ». Il se téléporta sur le pont d’un des navires ; nous le suivîmes, mais arrivâmes à l’opposé de Viz’aduum, avec, entre lui et nous, quatre générateurs produisant constamment des arcs d’énergie maléfique que nous devions éviter pour le rejoindre, tout en faisant attention au laser que le commandant de la Légion lançait de temps en temps, et qui avait la fâcheuse tendance de nous projeter en arrière.

Heureusement, on avait tous joué à Mario Galaxy, et on le rejoignit en un rien de temps ! Rendu furieux par notre détermination, Viz’aduum décida de faire monter les enchères : désormais, deux joueurs seraient affligés par son pouvoir d’Ombre, pour deux fois plus d’orbes ! Sans compter le fait que la plateforme où nous l’affrontions désormais était relativement réduite, ce qui ne nous donnait que peu de marge de manœuvre. Toutefois, le plus grand danger de cette phase du combat était le rayon de son œil, car une capacité de projection en arrière couplé à large zone de vide autour de l’ennemi égalait généralement… un destin peu enviable. Nedri l’apprit plus d’une fois à ses dépens, et ne dut qu’à son double saut complètement craqué d’être sauvé d’une chute aussi mortelle qu’humiliante.

Nos assauts répétés mirent encore une fois l’abominable créature au pied du mur, et il décida de se téléporter une nouvelle fois. Bien entendu, nous sautâmes à sa poursuite, pour nous rendre rapidement compte que le lâche s’était réfugié sur le dernier vaisseau, qui grouillait de soldats de la Légion, et avait commencé à incanter un sort pour appeler encore plus de sbires à son aide. C’est alors qu’à peine arrivée, Sham, les dents serrées et le bouclier levé, fonça à travers les cohortes de gangregardes afin de l’atteindre au plus vite et de perturber le rituel. Elle y parvint, et n’ayant dès lors plus aucun endroit ou fuir, Viz’aduum dut se résoudre à en finir avec nous ici et maintenant.

Toutefois, cette situation ne semblait vraiment, vraiment pas lui plaire, puisque non content d’avoir l’appui de ses troupes, il décida de sortir le grand jeu, comme moi –euh pardon- comme RODRIGO DE LA VEGA, le maître des démons de minuit, dans les bars de Stormwind, et nous infligea non pas une, non pas deux, mais trois salves d’Ombres, ce qui commençait à faire beaucoup de bouboules. A ma grande honte, une orbe traîtresse vint me prendre par derrière, me laissant K-O pour le reste de la bataille, mais je pouvais heureusement compter sur mes braves compagnons pour terminer le travail. Viz’aduum, déjà bien affaibli, ne put supporter très longtemps leurs coups, et malgré sa puissance, malgré les hordes de démons sous son commandement, il tomba, se lamentant dans un dernier râle d’avoir été incapable de prédire sa propre fin, avant que son œil ne se ferme, définitivement. Medivh débarqua rapidement avec l’autre lèche-cul pour fermer définitivement le portail qui connectait la Tour aux mondes de la Légion, et se barra après avoir dit quelques trucs cryptiques à Kadghar.

Mais évidemment, tout ça, on s’en foutait ! Parce qu’on avait gagné ! Ah, l’ivresse de la victoire, la joie de triompher enfin de l’adversité, la satisfaction d’arriver au bout d’une interminable épreuve ; tous ces sentiments merveilleux qui nous envahissaient alors que nous pillions le corps encore chaud du commandant démoniaque avec l’avidité de charognards affamés. J’ai ainsi pu en retirer une très jolie relique que je me suis empressé d’encastrer dans mon arme.

 

Et ainsi se termina notre aventure, avec deux DPS très contents de leur travail, une tank ravie d’avoir pu redécouvrir un vieux raid sous une nouvelle forme, forme qui, de plus, offrait suffisamment de difficulté pour satisfaire le désir masochiste qui sommeille en chaque tank, et un soigneur qui se préparait psychologiquement à la longue, très longue journée qui s’annonçait pour lui. Quant au petit démoniste, il trouvait qu’il avait vécu là une aventure rare et une soirée aussi amusante qu’inoubliable, et se dit que, sérieusement, il serait dommage de ne pas la transcrire, pour la postérité !

 

Weyll, démoniste des Lames de Wrynn

Recrutement

Guerrier Guerrier
Armes Fureur Protection
Paladin Paladin
Sacré Protection Vindicte
Chasseur Chasseur
Maîtrise des bêtes Précision Survie
Voleur Voleur
Assassinat Hors-la-loi Finesse
Prêtre Prêtre
Discipline Sacré Ombre
DK DK
Sang Givre Impie
Chaman Chaman
Elementaire Amélioration Restauration
Mage Mage
Arcanes Feu Givre
Démoniste Démoniste
Afflication Démonologie Destruction
Moine Moine
Maître Brasseur Marche-vent Tisse-brume
Druide Druide
Equilibre Farouche Gardien Restauration
DH DH
Dévastation Vengeance

Avancée PVE

Uldir

N H M
Taloc le Corrompu
DAME
Dévoreur Fétide
Zek'voz
Vectis
Zul, Réincarné
Mythrax
G'huun

Antorus, le Trône ardent

N H M
Brise-monde Garothi
Molosses de Sargeras
Haut-commandement antoréen
Garde-portail Hasabel
Eonar la Lieuse-de-vie
Imonar le Chasseur d'âmes
Kin'garoth
Varimathras
Sabbat des shivarra
Aggramar
Argus L'Annihilateur